La CARMF (caisse autonome de retraite des médecins de France) livre un tableau 2023 de la globalité des revenus nets d’activité indépendante des médecins libéraux. Le revenu net moyen (toutes disciplines, tous secteurs) s’établit à 121 000 euros, en hausse de 2 %, loin de l’inflation cette année-là (+ 4,9 %). Il confirme le fossé entre spécialités techniques et cliniques.
Dans le palmarès du classement par les revenus ; la cancérologie occupe de très loin la tête du classement (366 200 € de revenu net d’activité sur des effectifs réduits d’environ 700 médecins), devant la médecine nucléaire (231 400 € en moyenne, 500 praticiens) et l’anesthésie-réanimation (209 900 € , 3 800 médecins). Ces 3 spécialités techniques devancent ainsi d’autres disciplines techniques ou médico-techniques — ophtalmologie (201 000 €), radiologie/imagerie (192 600 €), anapath (190 600 €), chirurgie (189 700 €) – toujours très bien positionnées.
À l’inverse, la plupart des spécialités cliniques demeurent en bas de cette échelle de revenus ; la médecine générale se repositionne de façon intermédiaire (89 283 € exactement de revenu moyen sur 58 000 omnipraticiens), devant la pédiatrie (86 200 €) ou la gériatrie (82 800 €), mais derrière la psychiatrie (92 500 €) ou la rhumatologie (95 200 €).
La progression des revenus entre 2022 et 2023 est globalement de 2 % ; les spécialités techniques en haut de la hiérarchie des revenus continuent d’afficher des taux de croissance proches de 5 % (anesthésie-réanimation, ophtalmologie, chirurgie, etc.) mais c’est aussi le cas aussi pour des disciplines cliniques comme la psychiatrie + 5,8 %, ou la dermato + 6 %, ou la rhumato + 7 %. À l’inverse, une demi-douzaine de spécialités voient leurs revenus s’éroder, dans des proportions variables. Le résultat moyen de la médecine générale se stabilise à peine (-0,4 %), tout comme celui de la pédiatrie.
Source : https://carmf.fr/page.php?page=chiffrescles/stats/2025/revenu-non-salarie.htm




